Paris / fac

Jeudi 26 mars 2009
Ann Webb (photo du magazine le Monde 2)

Paris ce n'est pas que les belles choses ; les monuments, les parcs, les boutiques, le luxe et les paillettes mais Paris c'est aussi la misère aux coins des rues, les SDF qui dorment à même le trottoir sans couverture, qui n'ont plus de chaussures, plus de chaussettes parfois, qui ont trouvé un carton assez gros pour dormir dedans.
Des SDF qui dorment sur les grilles de métro ou dans les gares, qui se font voler le peu qu'ils possèdent, qui sont totalement désarmés, parfois ce malheur leur tombe dessus comme un couperet, ils ont une famille, un toit, un travail et ils perdent leur job et c'est l'engrenage !
Personne ne mérite ça et n'importe qui peut y être confronté du jour au lendemain alors quand je vois certains dénigrer ces pauvres gens et dire que s'ils en sont là c'est de leur faute ça m'ennerve.
Je n'aurais jamais pensé voir autant de souffrance, de désespoir et de misère en France.
J'ai fais plusieurs articles sur "le Beau Paris" alors je voulais aussi parler d'elles, de ces personnes qui se fichent pas mal de Montmartre ou du jardin du Luxembourg mais qui n'ont qu'un but dans la vie, essayer de survivre dans la rue.

Ann Webb est Américaine et à raconté son histoire invrissemblable au magazine Le Monde 2 publié le 21 février.
Cette aide-soignante de 43 ans vivait à Portland, étant de milieu modeste elle a économisé longtemps pour passer des vacances en Europe.

Elle visite l'Espagne puis arrive à Paris, la ville de ses rêves, le 10 novembre 2008 pour quelques jours.
Elle avait mis 900 dollars de côté pour le billet retour et le 11 novembre elle achète un billet Paris-Portland pour seulement 549 dollars dans une de ces grosses agences en ligne qui dégriffent les billets.
Elle devient un peu à court donc dépense ce qui lui reste.
Le 14 l'agence lui annonce que son vol prévu le 17 est annulé pour cause de grève.
N'ayant pas souscrit l'assurance pour ce genre d'imprévu elle cherche un autre billet mais les prix ont doublé elle n'a plus assez d'argent pour rentrer chez elle.

Les nuits d'hôtel coûtent cher, le prix des billets ne baisse pas, sa carte bleue se vide.
Elle se rend en pleurs au consulat Américain et se trouve face à une personne "fort peu aimable", Ann Webb croit comprendre qu'elle doit se rendre à l'ambassade de France alors en sortant du consulat elle demande au 1er passant ou se trouve l'ambassade de France, il éclate de rire, elle est complètement désemparée, en état de choc, elle erre dans ce Paris qu'elle a tant admiré en tant que touriste.

Elle se nourrit d'un sandwich abandonné, d'une orange qui traine.
"J'ai vite compris que je devais marcher, dès que je m'arrêtais, il y avait des hommes, des SDF eux aussi, qui venaient vers moi, je me sentais vulnérable."
Plusieurs nuits de suite elle dort dans les buissons, c'est une cachette.
Elle repère les distributions gratuites de soupe, avec ses trois mots de français elle a du mal à se faire comprendre, elle partage la tente d'une Tchèque, pendant quelques jours elle est hébergée par "une dame asiatique", d'autres SDF lui confient quelques trucs pour survivre dans la rue ; superposer les couches de vêtements et de chaussettes, porter gants et bonnet, ne pas être repéré comme SDF, ils lui indiquent les stations de métro ouvertent la nuit, les bouches d'aération d'où sort l'ai chaud, les endroits où se procurer un duvet, où obtenir des vêtements, où prendre une douche, où lire ses mails, ...
Ann Webb est bluffée de tant d'aide possible.
Elle se sent en insécurité : un groupe d'Afghans lui propose un endroit chaud pour dormir si elle couche avec eux, mais après avoir refusé ils l'ont laissée tranquille, plus tard elle se fait arracher son pantalon et s'échappe en sous-vêtements sous son manteau, elle est épuisée moralement et physiquement.
Elle découvre les hébergements de nuit et les centres Emmaus d'hébergement et de réinsertion sociale.

Le Monde 2 contacte l'ambassade Américaine à Paris et c'est la stupéfaction.
Une femme consule les reçoit très rapidement : "Nous n'étions pas au courant de son histoire, nous ne laisserions jamais une citoyenne américaine, incapable de rentrer chez elle, à la rue en France."
A l'ambassade on s'étonne, Ann Webb dépourvue de visa puisqu'elle partait pour moins de 90 jours n'aurait jamais dû être autorisée à prendre un avion pour l'Europe sans apporter la preuve d'un billet retour.
Que s'est-il passé le jour où Ann Webb s'est rendue au consulat Américain ? Elle aurait dû être rapatriée dans les 3 ou 4 jours ouvrables, c'est une procédure courante mise en oeuvre en moyenne 3 fois par mois et jusqu'à 2 fois par jours au mois d'août.
Si aucun proche contacté ne peut aider, l'Etat américain avance le prix du billet retour.
Ann Webb a rendez-vous le lendemain 9h au consulat.

Lorsque l'équipe du Monde 2 lui annonce c'est la stupéfaction, elle n'en revient pas.
Elle leur explique qu'elle ne s'y rendra pas, qu'il est trop tard, "aux Etats-Unis j'ai tout perdu, ma chambre est relouée, mon job a dû être confié à quelqu'un d'autre, ma voiture est partie à la fourière, je serai une sans-abri là bas aussi et combien de temps me faudra-t-il pour rembourser le billet d'avion ?"
Ann Webb n'a plus de famille, ses parents sont décédés, elle est divorcée et à perdu son enfant d'une leucémie.
Elle pense que son destin est peut-être de rester en France, "je n'ai pas vécu tout ça pour rien, il doit y avoir une raison."
Elle rêve désormais de trouver un travail en France, elle devra apprendre la langue française, obtenir des papiers, tant qu'à être sans-abri elle préfère l'être en France.
"L'Amérique croyez-moi ce n'est pas ce que les gens pensent ici". Elle évoque la violence, la vie chère, "Tout le monde a deux boulots pour nourrir ses enfants". "Ici, même les SDF ont une meilleure qualité de vie".

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Depuis la parution du Monde 2 du 21 février de nombreux lecteurs ont souhaité venir en aide à Ann Webb, lui proposant un emploi, une chambre d'amis, des cours de français, des vacances à la campagne pour reprendre des forces, des conseils ou juste un précieux soutien moral en anglais, un notaire du Tarn lui a même envoyé un chèque de 500€.
Des journalistes de la presse écrite et de la télévision française et anglo-saxonne mais aussi des producteurs de cinéma, des scénaristes, des maisons d'édition ont voulu prendre contact avec elle.
Laurent Codair, attaché de presse a aidé Ann Webb a gérer cet afflux de sollicitations, après lui avoir offert une aide matérielle d'urgence (aliments, tikets de métro, dictionnaire franco-anglais, plan de Paris, ...) il a crée une page facebook de "soutien à Ann Webb", il lui a également trouvée une chambre pour un mois.
Ann Webb a de son côté décroché un job à temps partiel dans un centre d'appels, elle mène des enquêtes téléphoniques auprès d'Américains.
Son employeur tente de régulariser sa situation.
Elle a signé un contrat avec une maison d'édition pour un livre à paraître en octobre et à ce titre a reçu une "avance très belle", le directeur de collection s'est engagé à l'aider à trouver un logement. Elle sera de nouveau à la rue le 1er avril.


La solidarité existe en France mais pour cela il faut bien souvent que les choses soient dites au grand public, ça passe par les médias.
Après une émission de télé, un reportage il y a toujours un afflux de générosité, de soidarité mais malheureusement pour tous ceux qui restent dans l'ombre ils n'ont pas cette chance là.





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Vendredi 20 mars 2009

J'avais 1h devant moi avant d'aller en cours cet après-midi alors comme ça faisait longtemps que je voulais entrer à la cathédrale Notre-Dame c'était l'occasion.
Elle est magnifique !


Notre-Dame au bord des quais de Seine




























A gauche : la nef
A droite : l'autel avec au fond Pietà et Croix de Gloire




























A gauche : Sainte Thérèse, grosse pensée pour ma petite mémé
A droite : Sainte Jeanne d'Arc

La clôture du choeur






























la rosace Nord datant du XIIIème siècle

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Jeudi 19 mars 2009
A deux pas de la fac c'est super agréable, ce beau temps égaille nos journées, petit tour au jardin du Luxembourg, appareil photos en main.


En 1612 la reine Marie de Médicis, veuve d' Henri IV acquiert l'hôtel du Duc de Piney-Luxembourg, à partir du XVIII ème siècle son domaine sera remanié plusieurs fois, réduit, agrandi puis de nouveau réduit.
Aujourd'hui avec ses 23 hectares, le jardin du Luxembourg dont le Sénat est le gardien attentif, est l'un des plus grands espaces verts de la capitale.

Le Sénat


Il y a beaucoup de monde qui vient se promener ici, il y a plein de chaises partout c'est vraiment super sympa comme endroit, on n'a plus l'impression d'être à Paris quand on est au centre du jardin on n'entend plus la circulation !


Le Prophète de Louis Derbré
2007, bronze, 6,50m

"La réalisation du visage de ce prophète est un voeu que je portais en moi depuis plus de 50 ans. J'ai ainsi transporté le gigantisme de la statuaire égyptienne dans le bronze. Sa genèse est l'aboutissement de ma vie intérieure.
Le prophète a un côté révolutionnaire qui dénonce une certaine hypocrisie de notre époque. En même temps, il propose une forme de sagesse que j'adopte.
Chacun verra et interprètera ce prophète à sa mainère."



Charles Beaudelaire

La fontaine Mécidis


En dehors des espaces verts, des nombreuses statues et des grandes allées on trouve également plusieurs terrains de tennis, un terrain de basket, un terrain de pétanque avec porte-manteaux  ( n'est-ce pas Mel !), des aires de jeux pour les enfants, des bacs à sable, un théatre, on voit la Tour Montparnasse depuis le jardin.


 


 


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Mercredi 4 février 2009

Ceci est une fontaine !
Début janvier quand il a fait très très très très très froid on hallucinait tous les jours un peu plus en passant devant cette fontaine qui s'élargissait de jours en jours !!!

Et la voici en temps normal :




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Dimanche 14 décembre 2008

On est toujours sur le marché de noel, ces bougies sont incroyablement bluffantes, on aurait envie de les manger !

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Dimanche 14 décembre 2008

On n'a même pas de photo avec le père noel !
En tout cas il était vraiment  beau !

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A propos de mon blog

  • sandos
  • : Sandos
  • : 13/02/2008
  • : J'ai créé ce blog quelques temps après avoir eu mon jack et je voulais essentiellement parler de lui. Depuis j'ai pas mal dévié j'ai publié des articles sur la prépa de notre mariage, notre voyage au Mexique (magnifique voyage de noces) et puis des choses moins perso et ça me plait alors continuons ! A vos commentaires !
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Un peu de moi ...

  • sandos
  • : Emilie
  • : Marié/Pacsé/Union libre
  • : 04/08/1983
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Léonard de Vinci
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